Pour les enfants, le tricot est une activité propice au développement de la concentration et de la patience. Tout autant que le coloriage ou tout autre activité manuelle, il permet de diminuer le stress. Le tricot peut servir de retour au calme avant les devoirs par exemple. Au niveau des gestes, le jeune bambin augmente ses performances en matière de motricité et de coordination des doigts et des mains. Apprendre à tricoter demande du temps et cette activité peut être enseignée aux enfants de plus de sept ou huit ans ; un âge propice à des gestes répétitifs et à des séances de plus de vingt minutes.

Le matériel à adopter pour les débutants

Grâce aux patrons tricot et kits pour apprendre à tricoter, l’enfant peut réaliser des écharpes, pulls, sacs ou même des accessoires pour la maison comme des tapis de bain ou des gants de toilette. Le produit fini va lui permettre de développer la confiance et l’estime de soi. Afin de mieux visualiser le travail et de comprendre le système des mailles, on ne choisira pas une laine ni des aiguilles trop fines. Avec un fil qui ne serait pas assez épais, le travail semblera serré et l’enfant perdra ses points au niveau de l’aiguille. Des trous apparaîtront dans son tricot et il ne sera pas satisfait du résultat, ce qui le découragera. Pour un début, l’enfant verra le produit avancer plus rapidement s’il s’agit d’un travail en grosse laine. Pour faciliter encore la tâche, on peut choisir deux aiguilles de couleurs différentes. Le matériel doit être prêt à l’avance pour que l’enfant ne s’impatiente pas.

Ne pas se précipiter et choisir des modèles et des points simples

Les jeunes bambins pourront confectionner des modèles simples de forme carrée. Pour les motiver, on peut commencer par leur faire choisir une couleur et leur proposer de réaliser une pochette, un cache-mug ou un nœud papillon. Puis l’écharpe reste l’alternative idéale puisqu’on peut leur apprendre de nouveaux points après plusieurs rangs en point mousse. Le mieux pour un premier travail est de monter les mailles soi-même. Toujours dans souci de garder la motivation intacte et que le garçon ou la fille voit son activité évoluer, il faut un nombre de mailles assez réduit. Cependant, il doit enregistrer la technique avant la fin du rang : on peut alors commencer un échantillon avec vingt mailles. Le point mousse reste l’un des points de tricot les plus faciles à enseigner puisqu’il ne s’agit que de mailles à l’endroit. Il est inutile de montrer dans les premiers temps de l’apprentissage, les techniques des diminutions et augmentations.

Un apprentissage par imitation et avec des mots simples

Pour montrer la technique, il est préférable de tricoter avec le même type de fil, très lentement et à côté de lui. Comme pour les lacets d’une chaussure, l’on explique les détails de chaque étape en même temps que les gestes et à plusieurs reprises. Lorsque c’est au tour de l’enfant, il suffit de répéter les mêmes tournures de phrases. Pour les mailles endroit par exemple, l’on peut commenter la tâche : « Pique l’aiguille droite sous la maille, entoure le fil autour de l’aiguille droite et maintiens-le. Passe l’aiguille droite sous la maille et laisse tomber la maille. » Lorsque l’enfant a compris la méthode et qu’il montre l’envie d’apprendre autre chose, on peut passer à un autre point par l’intermédiaire de cette séance d’imitation et d’explication orale. La technique de la maille envers peut être enseignée et dans le même temps le point jersey puis le point côte un sur un ou deux sur deux.